Programme des cours 2025-2026
BAJP3002-1  
Lutte intégrée en gestion de parcs et jardins
Durée :
24h Th
Nombre de crédits :
Bachelier en architecture des jardins et du paysage2
Nom du professeur :
Laure-Anne Minsart
Langue(s) de l'unité d'enseignement :
Langue française
Organisation et évaluation :
Enseignement au premier quadrimestre, examen en janvier
Unités d'enseignement prérequises et corequises :
Les unités prérequises ou corequises sont présentées au sein de chaque programme
Contenus de l'unité d'enseignement :
Le cours aborde les principes de la lutte intégrée appliqués aux parcs et jardins, en tenant compte de leur spécificité.  Chaque groupe d'organismes est étudié selon une même logique : d'abord leurs généralités biologiques, indispensables pour comprendre leur fonctionnement, puis les méthodes de lutte intégrée adaptées à leurs particularités.

Les étudiants commencent par l'étude des causes abiotiques - stress hydriques, carences ou excès minéraux, compactage, conditions climatiques - afin d'apprendre à poser un diagnostic différentiel et à mettre en œuvre des pratiques culturales correctives.
Le cours se poursuit avec les champignons phytopathogènes, dont les cycles de développement, les spores et les conditions favorisant l'infection sont détaillés. Cette compréhension permet d'aborder les stratégies de lutte intégrée telles que l'aération des couvertures végétales, la gestion de l'humidité, le choix variétal et l'usage raisonné des fongicides.

Ensuite, les étudiants étudient les virus phytopathogènes, analysant leurs modes de transmission, leur dynamique dans les plantes et les symptômes qu'ils provoquent. Les mesures de lutte intégrée sont alors présentées, notamment le contrôle des vecteurs, les pratiques sanitaires, la gestion des réservoirs viraux et la sélection de variétés résistantes.

Les bactéries phytopathogènes font l'objet d'un chapitre dédié, qui aborde leurs modes d'infection, leurs voies de dissémination et les facteurs favorisant leur prolifération. Les stratégies de lutte intégrée incluent la gestion de l'humidité, la désinfection des outils, l'hygiène culturale, l'usage de variétés tolérantes et certains produits de biocontrôle.

Le cours traite ensuite des nématodes, en distinguant les espèces phytopathogènes des espèces bénéfiques. Cette distinction conduit à l'étude de stratégies telles que les rotations, les plantes pièges, les engrais verts, l'amélioration du sol et l'introduction de nématodes auxiliaires. Les plantes parasites et adventices sont abordées via leur biologie, leurs mécanismes de compétition et d'allélopathie, ainsi que les pratiques de désherbage raisonné, mécaniques ou thermiques.

Les mammifères ravageurs sont ensuite étudiés sous l'angle de leur comportement et de leur impact sur les plantes, ce qui permet de développer des méthodes de prévention non dangereuses pour le public, comme les barrières physiques, la gestion de l'habitat et les dispositifs de dissuasion. Enfin, les gastéropodes sont abordés, avec une attention particulière aux conditions environnementales favorisant leur prolifération et aux moyens de lutte compatibles avec les espaces publics : gestion de l'humidité, auxiliaires naturels, pièges et barrières.

Un chapitre spécifique est consacré aux organismes de quarantaine, définis comme des nuisibles absents ou peu répandus sur le territoire, dont l'introduction présente un risque majeur pour les végétaux et les écosystèmes. Le cours présente des exemples concrets ainsi que les principes de leur gestion réglementée (surveillance, notification, mesures d'éradication et traçabilité conformément au Règlement (UE) 2016/2031).

L'ensemble du cours est structuré dans une perspective écologique intégrée, mobilisant des notions telles que la biodiversité fonctionnelle, l'équilibre entre prédateurs et proies et la résilience des écosystèmes. Les étudiants apprennent à utiliser ces concepts pour concevoir des stratégies de gestion cohérentes et durables. La formation se clôture par une analyse de cas pratique : les étudiants identifient les problèmes, posent un diagnostic raisonné et élaborent un plan de gestion intégrée adapté aux contraintes des parcs et jardins, alliant sécurité, esthétique et santé des écosystèmes.
Acquis d'apprentissage (objectifs d'apprentissage) de l'unité d'enseignement :
À l'issue du cours, l'étudiante sera capable de :

  • Identifier et décrire la biologie des principaux agents responsables de dégâts dans les parcs et jardins : causes abiotiques, champignons, virus, bactéries, nématodes, plantes parasites et adventices, mammifères ravageurs et gastéropodes.

  • Réaliser un diagnostic différentiel en tenant compte des symptômes, des interactions écologiques et des conditions environnementales.

  • Expliquer le rôle des auxiliaires et des organismes utiles (nématodes bénéfiques, bactéries du sol, champignons mycorhiziens...), et comprendre leur importance dans le fonctionnement global de l'écosystème.

  • Mobiliser les notions d'écologie appliquée (équilibre prédateurs-proies, biodiversité fonctionnelle, résilience des systèmes) pour analyser une situation phytosanitaire.

  • Justifier l'importance de la diversité génétique, notamment dans le choix d'espèces et de variétés, comme facteur de prévention des maladies, de réduction des risques d'épidémies et d'augmentation de la résilience des plantations.

  • Mettre en œuvre les principes de lutte intégrée, en proposant des méthodes préventives et curatives adaptées à chaque type d'organisme, incluant les aspects culturaux, biologiques, biotechniques et chimiques raisonnées.

  • Élaborer un plan de gestion durable pour un espace vert, en intégrant les contraintes spécifiques des parcs et jardins : sécurité du public, esthétique, bien-être écologique, continuité de la biodiversité.

  • Analyser un cas concret de manière autonome, identifier les problèmes, choisir les stratégies appropriées et argumenter les décisions en s'appuyant sur les connaissances biologiques et écologiques acquises.

Savoirs et compétences prérequis :
Biologie végétale, phytosociologie , écologie
Activités d'apprentissage prévues et méthodes d'enseignement :
enseignement en présentiel, lecture de document, travail en autonomie
Mode d'enseignement (présentiel, à distance, hybride) :
Présentiel 
Lectures recommandées ou obligatoires et notes de cours :
Les notes de cours sont présentes sur moodle.
Modalités d'évaluation et critères :
  • Présentation d'un cas concret : 30 %
    Analyse d'une situation réelle ou simulée, identification des problèmes, diagnostic argumenté et proposition d'un plan de lutte intégrée durable.

  • Examen écrit : 70 %
    Évaluation des connaissances théoriques (biologie des organismes, principes de la lutte intégrée, notions écologiques, diversité génétique) et de la capacité à appliquer ces notions à des situations pratiques.

Pour réussir l'activité d'apprentissage, il est nécessaire d'obtenir au moins 50 % à l'examen écrit. En cas de note inférieure à 50 % à cet examen, la note d'échec sera automatiquement reportée pour l'ensemble du cours, quelle que soit la note obtenue à la présentation du cas concret.
Stage(s) :
Remarques organisationnelles :
Contacts :
laure-anne.minsart@hech.be